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Monthly Archives: octobre 2012

Planches de salut

Par

 

Valdi-la-Tortue : il protège les tortues, il prête des surfs aux enfants des favelas, il lutte contre l’Église catholique. Il a une mission.

 

Suivi de : Un photographe manchot et unijambiste.

 

Valdi Tarataruga : “Je ne pensais jamais vivre une vie comme ça !”

Une belle histoire. C’est exactement ce dont nous avions envie dans ce Brésil où nous avons du mal à trouver nos marques. Les services de l’immigration viennent de nous annoncer que, depuis peu, les Français ne peuvent plus espérer une extension de visa au-delà de 90 jours. Mais glisser le long des côtes du Brésil pour rejoindre l’Uruguay pendant l’hiver austral est une navigation déconseillée par tous les connaisseurs. Alors nous sommes allés nous planter la tête dans le sable de la plage d’Intermares et nous avons rencontré Valdi Tartaruga, Valdi-la-Tortue(1).

 
 
 

Les tortues urbaines

 
 

L’association profite de la naissance des tortues pour sensibiliser le public aux problèmes d’environnements. | © Sergio Aguirar

Têtu comme ces animaux qui viennent pondre leurs œufs sur cette plage en pleine ville, Valdi est le patron du Bar do Surfista (bar du surfeur). Il vient de gagner le procès qui devait l’exproprier. Posée sur la grève sous de grands cocotiers, cette baraque de planche peinte en jaune couverte d’Eternite ondulée propose des boissons, de la nourriture et des planches de surf à louer. La télé passe un match de foot en sourdine étouffé par brouhaha des conversations. Les gens vont, viennent, se hèlent et rient. C’est un monde d’habitués.
L’établissement est le seul à avoir résisté à la loi sur la protection du littoral qui cherche à sanctuariser ce lieu de reproduction des tortues vertes. “Le tribunal a pris en compte nos projets sociaux et environnementaux”, explique ce petit homme brun et tonique de 43 ans en me désignant un local siglé d’une tortue noire sur fond jaune. Projeto Tartarugas Urbanas peut-on lire sur la porte. Le bar héberge une association de protection de ces reptiles marins animée par deux biologistes.

 
 

Compétion à Rio de Janeiro : “C’est la première fois que les enfants prenaient l’avion”. | © Sergio Aguiar


 

Du surf et des cours

 
 

Marretinhia, un espoir du Bar do Surfista.

Un gamin de treize ans passe dans son dos avec une planche de surf, il l’arrête et nous présente Maretinha. Je reconnais le jeune champion qui a eu les honneurs d’une pleine page du journal local. Elle est affichée à l’entrée du bar. “Je l’ai rencontré devant une boulangerie, il y a sept ans. Il mendiait. Je lui ai dit de venir ici.” Et il lui a enseigné le surf comme aux autres enfants des favelas qu’il a pris sous son aile. Marretinha veut devenir pro “pour donner de l’argent à sa famille” dit l’enfant sérieusement.
“Le surf permet de les fixer, pour qu’ils n’aillent plus traîner. C’est un sport qu’ils aiment. Mais nous donnons aussi des cours de soutien scolaire dispensés par des professeurs bénévoles. Le malheur c’est que je ne peux pas en accueillir plus que vingt.” Il rêve de transformer cette charité en un établissement sport étude rendu gratuit par des bourses. Pour ça, il a décidé de devenir Veleador (conseiller municipal). La campagne électorale bat son plein. Un sondage l’a mis devant les 193 candidats en lice. Il y a neuf places à pourvoir, il a bon espoir.
 
 

Son ennemi, c’est l’Église

 
 

Distribution de repas aux enfants.

Devant cette avalanche de bons sentiments, une vilaine pensée cynique me traverse l’esprit : bravo, tu es un bon politique, tu as sauvé ton business grâce aux gosses et aux tortues. Mais la conviction qui fuse du regard de Valdi me renvoie dans les cordes.
Un programme politique ? Son ennemi c’est l’Église. Il est scandalisé par l’impact de la politique nataliste dans les milieux populaires. “Les premiers flirts transforment les jeunes filles en filles-mères incapables de subvenir aux besoins de leurs enfants, qui finissent dans la rue” s’emporte le surfeur. Il veut une politique d’éducation à la contraception dans le milieu scolaire et la légalisation de l’avortement (un crime, aujourd’hui au Brésil).
Face à cette charge contre l’institution catholique, je risque une question qui peut apparaître insultante dans cette région du Brésil connue pour sa ferveur religieuse. Je demande à Marta qui nous sert d’interprète : est-il croyant ?

Bien sûr. Valdi, troublé, nous raconte qu’un jour, le vent et le courant l’ont emporté sur son surf vers le large. Il avait beau pagayer, il ne réussissait qu’à s’épuiser. Il se croyait perdu, mais il a finalement réussi à rejoindre le rivage sans trop savoir comment. Cet évènement fut une épiphanie qui lui a montré sa vocation : aider les autres.
J’aurais bien été tenté par une autre petite pensée cynique, mais j’étais profondément ému et convaincu de sa sincérité par les larmes que je voyais couler sur son visage.

 
 
Hors champ : Un photographe manchot et unijambiste.

 

Sergio Aguiar, photographe, suit les projets du Bar do Surfista depuis plusieurs années.

Nous étions en plein interview lorsque je m’aperçois que nous sommes mitraillés par un photographe manchot et unijambiste. Il porte un short de surf d’ou dépasse, à gauche, une prothèse faite d’un tube d’inox et d’un embauchoir. Il porte une paire de sneakers et marche sans béquilles. La manche de son T-shirt gauche flotte, il est amputé à ras de l’épaule. Il tient son appareil d’une main. Photographe, c’est aussi mon métier, je le regarde avec attention. Il me fait un large sourire. Il est grand, agile, sans la moindre trace de gêne à propos de son handicap. Une très jolie brune avec une paire de lunettes de soleil bandeau tient son sac à dos. Sa copine visiblement. Après l’interview, je vais le voir. Sergio Aguiar me montre, sur son ordinateur, une collection de photos sur les activités du bar : tortues, compétitions de surf, tri sélectif des déchets de la plage. Il y a aussi des photos de lui en train de faire du bodysurf, du vélo et même de l’escalade. Il me raconte qu’il a été victime d’un accident de voiture, comme passager, un soir de beuverie. L’alcool au volant est devenu sa croisade.

Je prends l’appareil pour faire un portrait de lui, il dégaine le sien pour me photographier. La scène à la Reservoir Dogs faire rire tout le monde.
L’atmosphère du Bar do Surfista nous fait adorer le Brésil. Et dire qu’on ne pourra y rester que trois mois…

 

Note

1/ Les Brésiliens utilisent beaucoup les surnoms. Y compris sur les affiches électorales, Valdi Silvia Moreina se présente comme Valdi Tartaruga.

 

Ce billet n’aurait pas été possible sans la présence de Marta Rebillard, journaliste, qui nous a aidés dans la réalisation de cette interview (ainsi que pour la prochaine vidéo de Caroline). De nationalité brésilienne, elle vit à Paris mariée à un français, Cyril. Nous avons rencontré Cyril lors de notre séance de surf. C’est lui qui a attiré notre attention sur Valdi. Caroline et moi voulons les remercier chaleureusement.
 

L’appel sauvage du surf

Par

 

Les coupables : Sébassien Josse et Jack London. Entraînement sur le sable. Tenter de passer la vague. Ne pas tenter de surfer la vague. Essayer autre chose.

 
 

Cette histoire, c’est la faute à Sébastien Josse, mais pas seulement. Un jour de notre ancienne vie, Caroline, qui revenait d’un voyage de presse à Agadir pour l’entraînement de Gitana V, me raconte qu’elle a fait du surf avec l’équipage du trimaran. Trop bien ! Il nous fallait un surf à bord. En dépit du fait qu’en croisière on préfère mouiller loin des rouleaux, l’idée m’attirait. Ma star à moi c’était Jack London. Lors de son voyage vers les îles Salomon sur le Snark en 1907, il écrit des pages enflammées sur ce sport qu’il découvre à Hawaï (1).
A João Pessoa, la marina de Jacaré est à 10 minutes en vélo d’un spot de surf réputé.

 
 

Le Brésil, le paradis des surfeurs


 

Dans un tube de cristal

 

Entrainement sur la plage, indispensable.



Allongé sur le sable, les mains de chaque coté de la planche, il se hisse sur les bras, glisse un genou sous son torse, se redresse d’un petit saut vif, les bras largement écartés du corps dans la position du surfeur dans un tube de cristal. Sérieux comme entraîneur des JO, notre professeur rondouillard nous fait signe d’imiter son cérémonial. Caroline me lance le regard contrit de ceux qui savent qu’ils vont avoir l’air légèrement ridicule.

Après dix minutes passées à nous prendre pour des fonds d’écran d’ordinateurs de bureau, il est temps de surfer l’océan. La leash(2) fermement attachée à la cheville nous descendons vers la mer le surf sous le bras. Mis à part les cheveux décolorés par le sel et les abdominaux en tablette de chocolat, rien ne nous distingue encore clairement du cliché pour calendrier.

 

Fendre la mousse

 

Il faut débuter dans la mousse.

Un dernier coup d’oeil pour Caroline et j’avance vers l’eau dans la solitude bravache du chevalier qui part au front cueillir les lauriers de son héroïsme. Une première barre d’écume se précipite vers moi, je m’allonge sur la planche pour fendre la mousse comme à la télé. La planche se retourne, l’eau entre dans mon nez sous pression en me brûlant les sinus pendant que la leash se tortille comme une anguille autour de mes chevilles. En voulant me relever, je m’accroche le petit orteil dans le câble de plastique alors qu’il se tend, tiré par le surf entraîné par la vague. Une douleur tout à fait comparable au choc du pied nu contre le montant d’une porte en fer. Heureusement sous l’eau personne ne vous entend crier. J’ai reculé de 20 mètres.

 

Longues cavalcades

 

J’abandonne cette technique manifestement inadaptée à ma façon de passer les vagues pour trouver un style plus personnel. Le peu de fond me permet de marcher vers le large en tirant le surf derrière moi. Comme un cheval de trait attelé à une charrue, je gagne mètre par mètre contre les paquets de mer jusqu’à ce que j’arrive exténué à cet endroit particulier où naît La Vague – que les surfeurs appellent le peak. Agrippé à mon morceau de polystyrène instable je reprends mon souffle en observant mes voisins se faire inviter à de longue cavalcade.

Décontraction et élégance, ça a l’air tout simple.| © Sergio Aguiar

Je tente à mon tour de pagayer pour lancer le surf dans la pente. J’ai beau ramer, les vagues refusent que je chevauche leur cambrure de pur-sang. L’onde passe sous moi dans une parfaite indifférence. Il faut dire que pour assurer ma stabilité sur l’eau on m’a donné un longboard, une planche qui est au surf ce que le supertanker est au bateau. Je m’avance. Je suppose qu’elles seront plus vulnérables où elles cassent franchement. Trop près. Une géante mal débourrée me soulève, le surf chute et se plante aux creux de ses reins. Comme si elle avait mal, la vague écume de rage et charge. La planche, avec sa petite laisse d’animal domestique en profite pour se retourner lâchement contre son maître. Ensemble, heureuses comme un bataillon de CRS dans une manifestation étudiante, elles rouent de coups mon corps replié en position foetale.

 

Humiliant et addictif

 

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi la pratique du surf, qui demande des années d’entraînements – je me suis renseigné depuis- donne toujours l’impression que la prochaine vague sera la bonne. Dès la première heure, ce sport humiliant devient terriblement addictif. Alors j’y suis retourné et j’ai repris des coups jusqu’à épuisement. Je suis sorti de l’eau, hagard, n’ayant surfé qu’une fois, par hasard, couché sur la planche sans rien comprendre. Un enchantement, il faut l’avouer, rapide comme une descente à ski que l’on a mis trois jours à monter en peau de phoque dans une tempête de neige.

 

Sur la plage, je retrouve Caroline en discussion avec un Français, Cyrile. Ce judoka ceinture noire nous explique qui lui a fallut plusieurs semaines intensives pour pouvoir réussir le take off (la station debout). En l’écoutant, je sens l’appel sauvage du surf devenir un murmure civilisé. Je regarde les kites surf aller et venir dans les vagues sans avoir à paddler comme des otaries épuisées. L’évidence me saute aux yeux : j’aurais pu éviter cette tendinite à l’épaule si j’avais compris plutôt que le surf existait aussi dans une version avec remonte-pente.

 

Notes
1/ Jack London est déjà “le mieux payé des écrivains américains”, lorsqu’il décide de se faire construire un ketch de 45 pieds ultramoderne, pour faire un tour du monde (qui s’arrêtera aux îles Salomon). Bien qu’il fut marin, il avoue être un néophyte de la grande croisière. Ce récit de voyage raconte sur le mode humoristique les tribulations “d’amateurs” et leurs avaries à travers le Pacifique. On y trouve aussi des reportages à la première personne, comme les très belles pages sur la léproserie de Molokai. Ses biographes disent qu’il a fait découvrir le surf, “ce sport de roi”, aux Américains.

Jack London La croisière du Snark. 1911 © Phebus ed 2006  Traduction : Louis Postif.

Une biographie très complète de Jack London sur le site : http://www.jack-london.fr/

 

2/ La leash c’est la « laisse » qui retient la planche au surfeur, ou l’inverse, c’est selon. Dans le monde du surf, les Français gardent les mots anglais, comme dans le marketing. La voile s’y met : il fallait que nos amis anglo-saxons soient sacrément malins pour nous faire dire « reaching » au lieu de largue. Ou l’inverse.

 

 

 

 

Riche Brésil

Par

 
Le chat refuse de manger. Notre quartier des pêcheurs. La nouvelle opulence brésilienne. Le beau vétérinaire. La gentillesse des Brésiliens.

 
 
Nous avons quitté l’Atlantique pour embouquer le Rio Paraíba sur quelques milles. Deux pontons en bois peints en jaune accueillent les bateaux de voyage. Dans les reflets chatoyants du coucher du soleil, nous regardons glisser des barques de pêche fines comme des cils sur le fleuve majestueux quand passe une vedette couleur frigidaire hurlant joyeusement une techno commerciale par les gros woofers accrochés au portique arrière. Ce télescopage condense l’image que je perçois du Brésil d’aujourd’hui, un pays hétérogène heureux de son boom économique.

Sur le Paraíba, les caicas servent de taxi collectif ou de barque de pêche


 

L’exploration de notre nouvelle escale commence une traversée de la ville pour se rendre chez le vétérinaire. Depuis notre arrivée il y a 6 jours, le chat refuse de manger.

 

Le quartier des pêcheurs

 

Rose, vert, bleu, jaune les Brésiliens aiment les couleurs vives pour décorer les maisons.


 

L’agglomération de João Pessoa est construite sur une langue de terre prise entre le Rio Paraíba et la mer. Du fleuve où nous sommes, pour rejoindre les buildings du littoral, nous passons par une petite rue pavée bordée de maisons basses. C’est le quartier des pêcheurs. Tout le monde vit dans la rue. Le vieux dans son rocking-chair sous le manguier nous salue comme chaque jour : « Boa Tarde ». Le soir, un parfum de brochettes au barbecue flotte dans une nuit éclairée au néon sur un mur rose. Quelques maisons ont ouvert un commerce, mais, pour la plupart, c’est la voiture toute lustrée que l’on range à côté de la télé dans une pièce qui sert à la fois de salon et de garage. Ce quartier devient notre village. Quand nous passons dans la rue, nos vélos de bateau font rire les enfants.

 
 
 
 

Après avoir traverser la BR 230, on arrive dans la partie urbanisée du front de mer.


 

La fille d’Ipanema a pris du poids

 

La ville compte beaucoup de nouveaux immeubles en construction



Au-delà de l’artère à 6 voies que l’on traverse en courant, l’urbanisme fait penser à une ville californienne. Les tours et les villas semblent semées au hasard sur un quadrillage de rues orthogonales où circulent beaucoup de 4×4 et de pick-up. L’écheveau de fils électriques qui maille les airs accentue la ressemblance américaine. Dans les supermarchés ouverts tous les jours de la semaine, des jeunes gens aident à mettre les courses dans d’innombrables sacs en plastique. Les rayons regorgent de chips, de boissons édulcorées, de poulets aux hormones et tomates cueillies trop tôt. C’est le règne de l’additif et du colorant flashy. La culture du snack et du sucre a croisé celle du coxinha et des empenadas (des pains fourrés et beignets délicieux, faut le dire). Dans cette région du Nordeste qui mourrait de faim il y a quelques années, près de la moitié de la population a le corps déformé par la richesse de l’alimentation (1)
-sans avoir renoncé pour autant aux tenues sexy. Une image déroutante pour l’Européen qui pense arriver au pays du capoeiriste et de “La fille d’Ipanema“. Le Brésil vit sans complexe sa nouvelle opulence. Cette conso sans compter, sans culpabilité ni inquiétude, fait, paradoxalement, plaisir à voir, on sent de la vivacité, du désir. Une société adolescente? Notre vieille Europe, vue d’ici, ressemble une maison de retraite. On se sent parfois comme un ancien fumeur devant un ado qui allume sa première clope…

 

Il faut gaver le chat

 

La clinique vétérinaire fait face aux longues plages blondes où déferlent des rouleaux de l’Atlantique. L’alizé fait onduler les grands cocotiers et gonfle les voiles de kite. Sur le large trottoir qui borde la route, les joggeurs et les cyclistes rivalisent de couleurs fluo. Joao Pessoa est une ville balnéaire où les Brésiliens prennent leurs vacances. Il y fait toujours beau et chaud.

 

Un littoral de plages magnifiques


 

Un interphone vidéo, une porte à ouverture électrique, un petit jardin d’herbe verte, un bureau sous une véranda, le jeune vétérinaire qui ressemble à Redford jeune. Après avoir ausculté le chat, il rase la fourrure du cou et pique la carotide d’un geste précis pour une analyse de sang. Il nous donne l’impression d’être parfaitement compétent même lorsqu’il avoue ne pas comprendre pourquoi l’animal refuse de manger. Pour prévenir des lésions irréversibles au foie, il nous conseille de nourrir l’animal de force, comme on gaverait une oie.

 

Opa !

 

Péqua a succombé au charme du docteur brésilien et a retrouvé le plaisir de manger.

La communication est laborieuse, mais le docteur partage ces qualités relationnelles que nous ne cessons de croiser depuis que nous sommes au Brésil. Partout les gens sont adorables, curieux, bienveillants et patients. Jamais un regard hostile, au contraire. “Opa!” (2) un sourire, le pouce en l’air. Nous avons beau parler un portugnol de touriste en piochant au hasard dans toutes les sonorités latines que nous connaissons, peu importe, on essaie de nous comprendre et on fait tout pour nous aider.
Les éternelles exceptions mises à part, nous sommes surpris de la douceur des contacts humains dans ce pays célèbre pour sa violence. Nous commençons à soupçonner que les clichés sur ce pays ont vieilli. Les charmes brésiliens pourraient être bien plus profonds que le décolleté emplumé d’une danseuse de samba.

 
 
De retour au bateau, nous injectons une seringue de viande à l’eau dans la gorge de Péqua. Cinq minutes plus tard, on la retrouve devant son bol en train de dévorer sa pâtée. Passé le choc de l’arrivée, elle aussi commence goûter les saveurs du Brésil.

 

 


Notes :

1/ Le surpoids de la population brésilienne préoccupe les pouvoirs publics : un article sur le sujet du site belge Dernière Heure

2/ “Opa !” est une expression qui peut servir à saluer ou à interpeller quelqu’un ou encore à marquer sa surprise. Très utile.