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Category Archives: A propos du blog

Quelques mots pour 2017

Par

 

Bonjour amis lecteurs,

 

Un trou d’oxydation dans la baille à mouillage

D’abord, quelques mots d’usage pour vous présenter nos meilleurs vœux pour l‘année à venir, en espérant, pour notre part, qu’elle ne ressemble pas à 2016. Nous ne sommes sûrement pas les seuls à penser cela.
 
 

Ensuite, quelques mots d’excuse pour vous présenter mes regrets de ne pas écrire plus souvent ces derniers temps. Depuis le début 2016, une longue liste de pépins de santé, de visas, d’informatique, d’annexe, d’oxydation et, maintenant, de moteur ont croqué l’essentiel de notre temps. Il faut bien l’avouer, aussi, un peu de notre allant nécessaire à la rédaction du blog et des vidéos.

 

Le plus important est derrière nous, en particulier la mauvaise hernie discale de Caroline a été soignée. Pour le moteur, s’il y a des diésélistes parmi vous, une discussion est en cours sur Hisse et Oh.
En passant, je salue la très belle entre-aide et le soutien que l’on trouve sur La Toile, ils sont tellement utiles aux voyageurs esseulés que cela mérite un article qui pourrait s’intituler “L’équipier virtuel”.
 
 
 

Le Brésil, tranquille.

Enfin, quelques mots sur notre actualité pour comprendre les décalages de ce blog. Les derniers billets se situaient aux Malouines. Nous avons été surpris combien ces petites îles nous ont inspirées. Si je n’avais pas peur de vous lasser, je ferais bien un dernier texte sur le foyer Seamen’s Club : nous y avons rencontré des marins philippins qui s’étaient jetés à l’eau pour s’échapper de leur bateau de pêche austral.
Loïck est un bateau qui aime voyager lentement, néanmoins, il avance plus vite que je n’écris. Nous sommes actuellement au Brésil, dans la baie d’Ilha Grande
Cette petite année d’escale forcée dans la douceur brésilienne a formé un excellent remède aux problèmes de dos, et dès que le moteur arrêtera de danser la samba, nous reprendrons notre route vers la France.

 

Bonne année et à bientôt.

 

L’équipage de Loïck : Caroline, Hughes et Péka, le chat.

 

Bon le moteur est en panne mais le mouillage n’est pas mal…

 
 

Servitudes volontaires

Par

 

Le point sur le voyage et les publications du blog.

 

Le Blog boude. Le Voyage lui avait promis que l’on s’occuperait de lui dès que l’on arriverait près d’une source d’internet, mais les priorités ont encore changé. C’est le Bateau qui, comme toujours, passe en premier. Cette fois encore, le Moteur accapare l’attention.
Ils sont nos nouveaux Maîtres.

 

Un grand pas vers la Liberté

 

Lorsque nous sommes partis en bateau, nous avons cru faire un grand pas vers la Liberté. Ce n’était pas complètement faux. Nous nous sommes affranchis du pire des maux : l’Ennui et sa copine la Routine et toute leur marmaille de Petites Habitudes. Non pas que l’on souffrait beaucoup, ce cancer n’est pas douloureux. Il hypnotise lentement avant d’étouffer définitivement le patient — bien nommé — dans une attente interminable.

 

Les images d’illustration de ce billet sont autant de sujets pendants. Ici : notre apprentissage des nav. du Sud.

 

Voyager est une cure radicale à cette famille de maladie, un remède bien connu. Mais en partant sur la mer, avons-nous bien mesuré combien notre nouvelle Liberté serait en fait de nous soumettre à de nouveaux Maitres que nous avons choisis ? Faut-il les citer ? Dans quel ordre ?

Autre histoire : Le chat perdu aux Malouines

 

Avide de sacrifices

 

Difficile de savoir qui est à la tête de ce nouveau royaume. Il est souvent impossible de comprendre lequel il faut servir en premier. Le Bateau demande beaucoup de soin, c’est un seigneur exigeant parfaitement capable d’entraver durablement son suzerain, le Voyage. Tapie dans l’ombre, modeste, la Caisse de Bord fait croire qu’elle ne décide de rien, mais tous en dépendent. Fragile, elle doit être manipulée avec une extrême précaution. La Nature, elle aussi commande à toute une troupe de demi-dieux turbulents comme la Mer et le Vent que l’Équipage, sujet soumis, doit sans cesse supplier de ne pas se mettre en colère.

 

En partant sur la mer nous avons quitté le monde moderne pour vivre, comme les anciens, à la merci d’un Olympe versatile avide de sacrifices.

 

Échouage ou échouement ?

Un autre petit tyran

 

Encore une fois nos Princes se chamaillent.
Le Voyage doutait. Atlantique ou Pacifique ? La Caisse de Bord a été très claire : il n’est pas question de passer dans le Pacifique avant d’avoir nourri son petit corps maigre et affamé.
Le Voyage encore jeune — il n’a que trois ans — ne veut pas rentrer et trouve les exigences de la Caisse de Bord sans intérêt, limite sordide. Un compromis a été trouvé. Loïck, malgré son envie naviguer ne passera pas dans le Pacifique, mais pourrait rentrer par la route des écoliers : la Mer des Caraïbes. Dans son for intérieur, le Voyage espère encore qu’il se trouvera sur la route de quoi calmer la faim de la Caisse de Bord.

 

Le Blog, un autre petit tyran, trépigne. Cette situation confuse lui a déjà assez porté tort. Il considère que ces derniers mois de navigation dans l’Atlantique Sud, sans pouvoir se connecter à Internet, constituent un cas de maltraitance caractérisé. Maintenant que nous sommes arrivés à Buenos Aires, il exige l’attention de l’Équipage — ce qui lui vaut une remarque aigre du Voyage pour lui faire remarquer qu’il lui pique déjà pas mal de temps et qu’il faudrait voir à ne pas inverser les priorités. Les Vidéos prennent le parti du Blog en rappelant qu’il contribue à la Caisse de Bord. La caméra est cassée, les Vidéos savent qu’il faut flatter l’avaricieuse pour la faire réparer.

 

Mécanique des femmes à bord

La mer, jusqu’au plancher

 

Pour gagner notre panthéon à sa cause, le Blog égraine nos dernières histoires de voyage comme autant d’arguments ; par exemple : la rencontre de ce couple de jeunes marins si également qualifiés qu’ils doivent tirer à pile ou face pour savoir lequel des deux sera le skipper du bateau qu’ils viennent d’acheter ; ou bien cette jeune femme qui convoie des catamarans entre l’Afrique du Sud et l’Australie, y compris en hiver ; ou encore ce couple de Chine Populaire qui achète un 50 pieds pour se marier en Antarctique alors qu’ils n’ont jamais navigué ; et va-t-on enfin parler des navigations de Loïck dans les canaux chiliens ? Aux Malouines ? Et le long de la côte argentine ? Il y a pourtant de quoi faire : la manche des légumes chez les jardiniers de Port Stanley, les fils de l’éolienne qui crament sous la furie des vents, la mer qui envahit Loïck jusqu’au plancher…

 

Des tatous braqueurs au pique-nique

La Caisse de Bord blêmit

 

Loïck frémit d’orgueil à cette idée qu’on parle de lui, mais son capricieux rejeton, le Moteur, a reçu un coup dans l’hélice et demande une sortie d’eau pour un équilibrage. Là dessus la Nature vient rappeler que si l’on veut remonter les côtes du Brésil, il faut passer avant fin juillet. Carénage, passage de l’arbre chez le tourneur, équilibrage, avitaillement, adieux aux amis argentins, 2500 milles de navigation, les deux prochains mois devraient être bien occupés. La Caisse de Bord blêmit devant ces nouvelles dépenses pendant que le Blog, son seul allié objectif, se voit bâillonné.

 

Afin de ne froisser personne, L’Équipage veut terminer ce mot d’allégeance au Blog, en lui demandant d’être patient. Nous sommes toujours ses serviteurs dévoués, mais les maîtres de notre maître nous ont fait mander.

 
Ainsi va la Liberté en mer, faite d’une multitude de servitudes volontaires.
 

Blog erratique en Patagonie

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La communication de Loïck en Patagonie est difficile, le blog va perdre ses illustrations et nous ne pouvons pas transmettre de vidéos.

Après une pause pour travaux, le blog va reprendre de façon erratique.
Depuis que nous sommes partis de Buenos Aires, notre accès à Internet devient de plus en plus compliqué. Nous avons Sailmail à bord qui fonctionne plutôt bien lorsque notre antenne radio n’est pas arrachée par les coups de fouet des bosses de ris, comme ce fut le cas récemment. Ce réseau nous permet d’avoir les GRIB et quelques mails, pratiquement tous les jours.
Winlink, le réseau radio amateur qui permet le positionnement sur la carte ci-dessous n’est pas très performant en Amérique du Sud où il n’a pas de stations. Il ne fonctionne qu’au plein coeur de la nuit, quand il marche. La carte de positionnement du bateau peut avoir quelques jours de retard.
À terre, les communications ne sont pas très bonnes non plus. Par exemple, la ville de Camarones (44S48′ 65W43′) où nous sommes actuellement reçoit Internet par le satellite et nous a été impossible d’envoyer des images de seulement 500ko. Pour transmettre quand même quelques photos, nous avons donné une clé USB à un pêcheur qui rentrait chez lui à Comodoro de Rivadavia en espérant qu’ils les postent à un ami qui pourra les mettre en ligne.
Merci pour votre patience.

 

Loïck est ici


carte en plein cadre


Les points bleus sont plus anciens, le point rouge est le dernier actualisé.

Un survol de la souris sur les points : quelques infos.

 

 

 

Time zéro

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Lancement du blog “carnets de grande croisière”.


Février 2012. Nous sommes en train de traverser le golfe de Gascogne. Mais je suis incapable de vous dire le temps qu’il fait, l’état de la mer, ni comment va l’équipage. J’ai écrit ce billet il y a deux jours, juste avant le départ et j’ai demandé à un ami de le poster lorsque nous serons en mer. La raison ? L’inquiétude d’annoncer (encore) un faux départ. Mais si vous lisez ces lignes, c’est que nous sommes bien partis. Le voyage commence. Time zéro

 

À propos de ce blog


Ce blog sera notre carnet de voyage. Il permettra d’appréhender le off des reportages vidéos que nous publierons sur le site de Voiles et Voiliers. « Petites histoires de grande croisière » est le titre du mini-site où vous retrouverez les vidéos que nous tournerons au fur et à mesure du voyage de Loïck, notre modeste Rêve d’Antilles.

 

Tempo


Pour nous laisser le temps de tourner les prochaines vidéos, Loïck va prendre un peu d’avance sur ce blog pour qu’il soit synchrone avec les films. Nous espérons réduire intervalle entre l’actualité du voyage et la publication à deux mois. Cela paraît un minimum si l’on veut prétendre à une certaine régularité.

 

Flash-back


Aujourd’hui, nous naviguons vers l’Espagne, mais la route fut longue pour en arriver là ! Il n’y a pas de voyage sans préparation. Une phase cruciale, que ne pensions pas aussi longue.
Alors flash-back sur notre départ de Paris et le chantier de Loïck en Bretagne.

Où l’on apprend que le voyage commence par… rester au port.

 

Note : Vous pouvez suivre notre position en temps réel sur cette carte (avec un petit commentaire de quelques mots que vous trouverez en cliquant sur les points).